Dans la moiteur étouffante du matin, les premières pirogues glissaient sur les canaux de Makoko comme par exemple des astres silencieux. Le quartier, suspendu entre orbe et lagune, vibrait d’une envie dense et souterraine. Abeni, elle, restait immobile par-dessous sa toile, les yeux rivés sur sa trompette. Chaque matin, avant https://rowanybayu.theideasblog.com/34507688/le-marché-des-voix